Préserver les forêts peut tuer !

Qui aurait dit que préserver les forêts pouvait tuer ? Pourtant en Amérique latine, de nombreux activistes écologistes perdent la vie en luttant contre la déforestation et la préservation des forêts. Rendons hommage à ces hommes et femmes morts pour leur combat.

singe gibbon
Crédit photo : White Cheeked Gibbon © Roger Smith

Assassinés pour préserver les forêts

La préservation de la forêt est un sujet qui me passionne depuis de nombreuses années. J’ai fait de la lutte contre la déforestation mon métier, mon cheval de bataille, afin de préserver notre environnement en proposant des solutions synonymes d’un vrai développement durable pour les communautés locales dépendant des forêts. Cela m’attriste de voir qu’aujourd’hui encore, de nombreux défenseurs de l’environnement perdent la vie pour préserver ce qu’il y a de plus important pour la survie de notre humanité : les forêts.

En 2015, 185 personnes ont été assassinées dans le monde pour des enjeux environnementaux, notifie un rapport publié par l’ONG Global Witness, intitulé « On Dangerous Ground ». 122 de ces assassinats ont été perpétrés en Amérique du Sud. Et ce nombre augmente largement lorsque l’on prend en compte les différentes persécutions que subissent ces activistes écologistes et leur famille, ainsi que les populations indigènes vivant sur ces territoires touchés par la déforestation. Triste réalité.

Les coupables trop rarement incriminés

Ces activistes se mobilisent pour défendre la cause des populations indigènes vulnérables face à la déforestation, l’accaparement des terres pour l’agriculture et l’exploitation des ressources « naturelles » (pétrole, mines, gaz…). Les gouvernements sont complices des entreprises. Par exemple le gouvernement brésilien s’est désengagé à arrêter complètement la déforestation illégale d’ici 2030, ce qui résulte à une augmentation de la déforestation au Brésil. L’ensemble de ces hommes et femmes engagés pour la préservation des forêts, le font avant tout pour permettre aux populations indigènes de faire valoir leurs droits.

L’ONG Global Witness indique que bien souvent les groupes paramilitaire, l’armée et même la police sont soupçonnés d’avoir entrepris ces exactions. Évidemment les enquêtes sont peu abouties et les jugements souvent trop rares, montrant la face d’une criminalité quasi-organisée.

La bonne nouvelle, c’est que la Cours Pénale Internationale de la Haye a pris la décision d’élargir la responsabilité des dirigeants d’entreprises, des employés et des conseils d’administration au sujet des crimes « écologiques ». Alors bientôt ces coupables de destruction de forêts tropicales pourraient se retrouver aux côtés des criminels de guerre et de dictateurs.

Au final, retenons surtout que la déforestation tue aussi des hommes et femmes.

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Co-fondateur de l'association all4trees et ingénieur forestier, je vous partage ma passion pour les projets de reforestation et agroforesterie.

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